La Culture Maorie
De jour en jour on découvre un pays riche en culture et en
histoire, celle des Maoris. Une civilisation ancienne mais bien en
avance sur son temps. Aujourd'hui les maoris sont très bien
intégrés en Nouvelle-Zélande. Ils ont été
les premiers habitants de l'archipel. La caractéristique des
maoris, hommes ou femme, est de se peindre le visage et le corps avec
les symboles de la vie, de la naissance, de la mort, des lignes et
des formes curvilignes.
On les voit parfois dans la rue, c'est tout un héritage, un
trésor conservé. Aujourd'hui ils existent par leur art
et leur savoir-faire. Une vie cérémoniale a entraîné
une production artistique très riche (une des plus belle au
monde, sculptures, peintures). L'art maori de la Nouvelle-Zélande
est carractérisé par son goût pour la spiral et
un décor gravé avec un motif en forme de S. Les maoris
se disent bonjour avec leur nez ! Une manière originale que
l'on n'avait jamais vue.
A l'époque, pour intimidier l'ennemi, les maoris possédaient
l'art de la communication uniquement par expression et par gestes.
L'expression la plus courante était celle de tirer la langue
en essayant d'avoir les yeux méchants. Nous avons eu la chance
d'assister à un spectacle offert pour comprendre l'intimidation
face à un adversaire. Je peux vous dire que c'est drôlement
intimidant, étrange, pour nous autre européens. Nous
avons été séduits par leur rencontre. Il y a
tant de choses à apprendre puis à rapporter et à
raconter ......
Quand vent rime avec bataille
Ces derniers jours le mot qui revient sans cesse c'est bataille. On
aime se battre avec les éléments. D'ailleurs l'aventure
rime bien trop souvent avec bataille. Un vent à décorner
les yacks. Ici le vente semble à lui seul peupler le monde.
D'ailleurs c'est comme ça que les gens aiment entendre parler
les aventuriers. On en bave, on a froid, on a faim, on a failli mourir,
on est sale.
On doit montrer des images à faire rêver, on doit raconter
des récits spectaculaires pour que l'aventure devienne une
télé-réalité. Avoir un look d'enfer, ça
c'est l'aventurier de notre décénnie. Mais surtout,
l'aventurier ne doit jamais trop se plaindre c'est alors qu'il est
difficile parfois d'employer le mot exact au bon moment, à
la bonne place. Avec Serge, nous ne sommes ni aventuriers ni aventuriers
de l'extrême.... nous ne sommes que nous.
Tous les hommes on le même rêve, la différence
est dans ce qu'ils font. Pour nous l'essence de notre aventure c'est
de se satisfaire, de transmettre l'émotion, témoigner
du vécu, encourager l'aventure de chacun d'aider autour de
nous simplement par le respect du bonjour et du merci.C'est aussi
exprimer sa gratitude, c'est devenir conscient de tout ce que l'on
a et se sentir comblé par un tel voyage en courant. Chacun
de nous avons un rêve inédit, parfois il faut savoir
ouvrir un livre et se dire on y va. ça aussi c'est de l'aventure
!
Wellington
Nous avons terminé de courir l'île du Nord, pour arriver
dans la capitale de la Nouvelle-Zélande. Pour des raisons de
stratégie, la ville fut bâtie dans la baie de Lambton
Harbour, entourée de collines. Quelques bâtiments, Wellington
n'est pas sans rappeller les villes européennes. Cette similitude
est due au fort attrait économique qu'elle exerce et à
son manque d'espace, coincées comme elles est entre mer et
collines.
Ici, le comportement de ses habitants offrent un fort contraste. La
seule partie plate est le centre ville, tout le reste est principalement
zone résidentielle. Wellington est souvent appellée
"Windy-City" car le vent y souffle toute l'année.
Après 911 km dans l'île du Nord.... nous sommes prêts
pour courir l'île du Sud. Hasta Luego.
Picton Ile du Sud
Picton est la première toute petite ville de l'Ile du Sud en
arrivant par le ferry en provenance de Wellington, par des paysages
sublimes et mystiques. Elle compte 3000 habitants permanents mais
peut monter jusqu'à 20'000 pendant la saison d'été.
La curiosité locale est celle de l'épave du navire Edwin
Fox. Construit au Bengale en 1853 pour l'East INDIA Compagny. Un navire
de deux ponts qui pesait 836 tonnes pour 160 pieds de long et 30 pieds
de large et qui arriva en Nouvelle Zélande en 1873. Il est
difficile d'imaginer les conditions de voyage et sa cargaison de 259
immigrants pendant les mois de traversé entre l'Angleterre
et la New Zéland.
29'000 Km
Quoi de plus que des chiffres alignés, que des zéros
qui s'ajoutent. Non c'est plus que ça. Courir nous permet la
contemplation, de retrouver cette unité avec le monde et soi-même.
C'est renouveler en permanence l'émotion, la découverte
du bonheur intime par les peuples rencontrés.
Mais c'est aussi l'étouffement des mots.
Nous avançons dans la tourmente, nos esprits sont trop préoccupés
par la bataille climatique. Mais Serge et moi n'oublions jamais que
nous sommes des privilégiés dans ce monde actuel. Nos
deux silhouettes s'estompent dans la lumière d'orage. Après
cet E-Mail reçu, je n'avais aucune envie de vous parler de
notre course, de nos réflexions, de nos états d'âme,
du paysage, des émotions rencontrées. Mais juste
vous faire partager cette demande forte qui nous touche particulièrement.
"vu que cela touche un enfant malade".
E tre différent
N aître autrement
F utur douloureux
A ffronter les regards
N aissant
T u es notre nouvel ange.
On a reçu un E-Mail
touchant
Un enfant de 8 ans atteint d'une maladie rare mais dramatique, la
Progéria. Une maladie très peu connue mais combien choquante
à vivre par celui qui est concerné et pour ceux qui
sont proches de ce petit être. C'est la maladie du vieillissement
accéléré. Cet enfant de 8 ans en paraît
déjà 30 donc dur, dur. Ce petit parisien, par l'intermédiaire
d'une connaissance proche de nous, a demandé que nous lui envoyons
des stylos publicitaires durant notre tour du monde. On ne connaît
pas ton nom, ni ton visage, ni ton regard. On connaît juste
ta demande, ton âge, ta maladie douloureuse, sache petit bonhomme
de l'autre continent que tu peux compter sur nous. Depuis ta demande,
tous les stylos seront gardés précieusement et jalousement.
Les prochains jours de course seront uniquement pour toi, rien que
pour toi. On est de tout cœur avec toi bonhomme, une pensée
tous les jours dorénavant.
Bye Nicole et Serge .
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